SHDR lance sa nouvelle campagne en 3 déclinaisons !

Stop harcèlement de rue lance sa nouvelle campagne de communication avec pour objectif, la lutte sur tous les fronts à travers 3 visuels : « Je suis témoin, que faire ? », « Je suis victime, que faire ? », « Comment ne pas harceler ? ». Cette campagne a été lancée en collaboration avec le graphiste Toulousain bénévole Aurélien Raffanel, très sensible aux violences verbales et physiques que subissent notamment les femmes dans la rue :

« Le harcèlement de rue apparaît purement et simplement comme gratuit, violent et totalement injustifié. Pourtant, il fait partie du quotidien de beaucoup de femmes, au point que certaines ne s’en rendent même plus compte. Ce qui m’interpelle, c’est le caractère fugace et volatile de ces interactions : cela peut se traduire par un mot, une phrase, un geste, une action, tout cela en quelques secondes, et au vu des témoignages de victimes, cela peut arriver à n’importe qui, n’importe où, sans aucune justification. »

 

Je suis témoin, que faire ?

 

« Je me suis faite harcelée alors que je rentrais chez moi en tram. J’ai demandé à un autre passager de m’aider mais il n’est pas intervenu. »

« Je croise 4 hommes en voiture alors que je marchais dans la rue. Le conducteur m’insulte, les autres passagers ont éclaté de rire. »

« En sortant du métro, j’ai remarqué un homme qui me suivait. Je me suis retournée pour savoir s’il cherchait quelque chose, je lui ai dit que j’avais un copain, il m’a insultée, a hurlé des insanités, m’a menacée. Les gens nous regardaient et passaient leur chemin comme si rien ne se passait. » 

http://www.stopharcelementderue.org/temoignages/

Selon la FNAUT, seuls 5% des témoins d’harcèlement ont réagi*. Ce constat affligeant s’explique notamment par l’état de sidération des témoins face à une situation d’harcèlement ou d’autres formes de violences sexistes et sexuelles.

Les témoins peuvent, en effet, craindre pour leur propre sécurité. Pourtant, des solutions existent pour intervenir sans pour autant prendre de risques, ni pour soi-même, ni pour la victime.

Notre affiche « Je suis témoin, que faire ? » résume 3 exemples parmi les solutions qui s’offrent aux témoins : faire diversion, mobiliser les autres témoins, soutenir la victime.

Flyer je suis témoin, que faire ?

Distraire la personne qui harcèle ou bien prétendre connaître la victime en la détournant de la situation, inciter les autres témoins à réagir, notamment en cas d’harcèlement en groupe, permettent de dissuader efficacement les personnes harceleuses.

Les témoins peuvent également montrer leur soutien à la victime, la rassurer, lui ôter le sentiment de culpabilité que bien trop de victimes ressentent après avoir été harcelées.

Par la mobilisation plus générale des passant.es ou passager.ères des transports publics, nous parviendrons à dissuader à long terme les comportements sexistes dans l’espace public et réduire l’impact néfaste que ceux-ci génèrent sur les victimes.

*Etude sur le harcèlement sexiste et les violences sexuelles faites aux femmes dans les transports publics par la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports – 2016.

 

Je suis victime, que faire ?

 

Très souvent, les victimes d’harcèlement de rue cumulent des sentiments de peur, de colère, de frustration. A travers son affiche « Je suis victime, que faire ? », Stop harcèlement de rue propose 3 solutions phares qui permettront aux victimes, lorsqu’elles se sentent suffisamment en sécurité, de faire valoir leur droit au respect et à la libre circulation dans l’espace public.

Flyer je suis victime, que faire ?

En utilisant des phrases choc, en adoptant une attitude assurée, en mobilisant les témoins ou en appelant la police, les victimes peuvent se protéger d’une situation d’harcèlement et dissuader l’harceleur.se tout en veillant à rester en sécurité.

En effet, notre association a constaté qu’en adoptant ces solutions, en répliquant de manière spécifique ou en demandant de l’aide, les victimes d’harcèlement parvenaient la plupart du temps à se dépêtrer des harceleur.se.s. 

 

Que faire pour ne pas harceler ?

 

L’objectif prioritaire de notre association est l’éradication du harcèlement de rue par l’éducation populaire, le changement durable des mœurs pour des relations hommes-femmes saines et égalitaires dans les espaces publics.

Stop harcèlement de rue s’investit ainsi dans de nombreuses actions de prévention, de sensibilisation, d’éducation dans les établissements scolaires, les transports publics, les festivals ou tout autre lieu public.

Afin d’appuyer ses actions, l’affiche « Que faire pour ne pas harceler ? » dissuade les comportements harceleurs, les freine dans leur volonté d’humilier, insulter, interpeller, menacer ou tout autre comportement sexiste qui pourrait nuire à la sécurité et à la tranquillité des victimes.

Flyer que faire pour ne pas harceler ?

Rappeler l’irrespect, le sexisme derrière notamment le sifflement, le klaxon ou l’insistance face à des signaux qui veulent dire « non » est primordial afin de lever les consciences sur le sentiment d’insécurité qu’elles génèrent sur les personnes qui le subissent.

La campagne 2018 de Stop harcèlement de rue vient ainsi compléter ses objectifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, bien trop présentes dans notre société. Elle sera notamment distribuée sous forme d’affiches et de flyers lors des actions lancées dans toute la France via ses différentes antennes (Paris, Montpellier, Angers, Strasbourg, Rennes, Rouen…).

Chacun, chacune, à son niveau, peut contribuer, même par de petits gestes, à faire de l’espace public un lieu propice aux relations saines. Une mobilisation générale permettra ainsi de freiner le harcèlement de rue. N’hésitez donc pas, vous aussi, à prendre part à cette lutte afin que chacun.e puisse profiter de ses droits au respect, à la liberté de circulation et de sécurité dans l’espace public !

 

 

 

10 mai 2018