Agression prise à la légère dans un train : Stop Harcèlement de Rue est en colère !

Suite à l’agression sexuelle rapportée par « Paye ta Scknek » sur sa page Facebook, le mardi 27 septembre 2015, Stop harcèlement de rue est en colère. Aujourd’hui en France, une femme peut se faire molester, toucher dans les transports publics, sans que la structure qui doit assurer sa sécurité ne lui garantisse un trajet sûr, sans que son agresseur soit appréhendé. Pire encore, son agression soulève les rires des personnes en charge de la sécurité !

Rappel des faits, tels qu’ils sont rapportés par Debbie que nous avons contactée, qui a tenté de venir en aide à la personne : le vendre 23 octobre vers 20H40, dans le train en direction de Mantes-La-Jolie, dans l’avant-dernier wagon, une femme se fait agresser sexuellement. Elle tente sans succès de repousser son agresseur, coincée contre la vitre. Un homme finit par alerter les autres usagers. Trois hommes se lèvent, d’autres restent indifférent. L’interphone est défectueux, Debbie remonte les wagons afin d’en trouver un fonctionnel. Elle finit par toquer à la vitre du conducteur, qui dans l’instant et appelle son collègue en gare : « Une femme se fait agresser sexuellement dans mon train ». L’homme contacté a ri : « Bah elle n’est pas morte ! ». Le conducteur arrête le train pour aller résoudre la situation. La femme et son agresseur ont disparu. Des usagers disent « on a arrêté le train pour ça ?! ».

La SNCF a réagi par un commentaire en oubliant de mentionner la responsabilité de ses personnels. Puis elle a carrément mis en cause le témoignage publiquement

AUJOURD’HUI NOUS SOMMES EN COLERE !

Nous dénonçons l’inertie des régies de transports, de la SNCF et des réseaux interurbains et inter-régionaux dont les logistiques défectueuses et le manque de formation permettent aux agresseurs d’échapper aux la sanction, laissant les victimes seules face à la violence. La veille encore nous étions dans le métro parisien avec nos tracts de conseils pour les usagers. Sans l’appui des structures censées nous seconder, et qui disposent du budget, nous sommes impuissant-es !

Nous commençons à manquer de patience. Les conseils régionaux, comme tous les pouvoirs publics, ont une responsabilité à agir pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Nous avons interpellé les candidat-es aux régionales 2015 en Ile de France et en Rhônes-Alpes. Pour le moment, seuls EELV et le Parti Socialiste en Ile de France ont accepté de s’engager sur des propositions. Nous attendons de pied ferme d’autres réponses !