Sit In à Nantes le 4 novembre : La violence n’a pas sa place à Nantes

Nantes, deux viols de trop, sit-in pour interpeller l’opinion et les pouvoirs publics sur les comportements sexistes, homophobes, racistes, et en soutien à la victime récente d’un double viol.

Le samedi 24 octobre dernier, une femme a été victime d’un double viol à quelques minutes d’intervalle, au coeur de l’hyper centre de Nantes, quartier Bouffay. Cette agression fait écho au viol subit par une femme en avril 2014 Boulevard Guist’hau, aux agressions sexuelles de deux étudiantes en janvier 2015 sur le campus, à l’agression homophobe particulièrement violente d’un homme en juin 2015 et la liste est encore trop longue.

Les agressions sexuelles dans l’espace public sont l’aboutissement d’une logique sexiste qui habite aujourd’hui encore nos mentalités : les femmes et LGBT sont moins légitimes à occuper l’espace public. On le leur rappelle par du harcèlement sexiste, mais tous les jours en France c’est aussi des dizaines d’agressions sexuelles et de viols qui sont subis par des femmes.

Ces situations en 2015, en France, sont intolérables à toutes les personnes qui souhaitent un espace public débarrassé du sexisme. Un espace mixte et bienveillant pour tous, hommes, femmes, gays, lesbiennes, transsexuel-les, handicapé-es, etc. Stop harcèlement de rue Nantes dénonce cette situation.

Nous refusons par ailleurs que tout groupe à caractère politique/religieux ou non, propage la culture du viol et/ou récupère cette agression à des fins racistes.

Ainsi, STOP Harcèlement De Rue Nantes et Osez le Féminisme 44 organisent un SIT IN le mercredi 4 novembre à 19H30 Place Bouffay.

Pour montrer notre soutien à la victime. Pour interpeller l’opinion publique sur le harcèlement de rue, les agressions verbales, physiques et sexuelles. Pour faire réagir les pouvoirs publics.Pour affirmer que c’est un problème qui nous concerne TOUS et qu’il faut agir/témoigner/dénoncer aussi en tant que victime ou témoin d’une agression !

Nous exprimerons ainsi notre sidération et notre peine, nous proposerons des pancartes où chacun pourra exprimer sa colère et témoigner, s’il le souhaite.