Vous savez bien que les hommes qui font ça ce sont des gens frustrés et ignorants, il faut en avoir pitié plutôt que se mobiliser contre eux !

On ne se mobilise pas contre des personnes mais contre un phénomène de société. Le fait que des facteurs économiques, sociologiques et éducatifs puissent expliquer un phénomène ne le rend pas plus acceptable pour autant, ni plus facile à vivre… Les victimes ne sont pas là pour faire le suivi psychologique des agresseurs et la société n’est pas là pour leur demander de le faire.

L’action que nous menons ne vise pas à « interdire » le harcèlement de rue (il est déjà interdit, voir ci-dessous) ni à en « punir » les auteurs, mais bien à faire en sorte que collectivement et avec le concours des autorités (communes, écoles, responsables de lieux ouverts au public…) nous parvenions à ce que toutes les personnes qui pratiquent le harcèlement de rue se remettent en question et, ainsi, mettre fin au phénomène.

De nombreuses dispositions légales ou règlementaires s’appliquent aux différents faits qui relèvent du harcèlement de rue :

  • Injures publiques (art. 29 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) et privées (art. R621-2 du Code Pénal)
  • Menaces de commettre un crime ou un délit (art. 222-17 du Code Pénal), ou menaces de violences (art. R623-1 du Code Pénal)
  • Violences (art. R625-1 du Code Pénal) ou violences légères (art . R624-1 du Code Pénal)
  • Exhibition sexuelle (art. 222-32 du Code Pénal) et harcèlement sexuel (art. 222-33 du Code Pénal)
  • Agression sexuelle (art. 222-22 du Code Pénal)
13 mai 2014