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03/07/19

Hellfest festival

Soutien aux victimes d’agressions sexuelles en milieu festif : Une festivalière dénonce un viol à l’occasion de la dernière édition du Hellfest Festival

Stop harcèlement de rue est engagée depuis 2014 dans la lutte contre toutes les formes d’agressions et de harcèlements sexistes et sexuels dans les espaces publics.

Nous sommes régulièrement invité.e.s à intervenir en festivals, autant pour sensibiliser les festivaliers que former les organisateurs au consentement.

Nous déplorons qu’en 2019, à l’occasion du Hellfest Festival, une jeune femme puisse se faire violer par un homme sous la contrainte de drogues.

Son récit et son appel à témoins, initialement postés de manière anonyme sur un groupe fermé et non officiel de festivaliers, sont depuis largement relayés sur les réseaux sociaux.

Nous attirons l’attention de l’organisation du Hellfest Festival sur le ton employé dans leur communiqué de presse du 2 juillet 2019 sur leur page Facebook.​

Si toutes les dispositions semblent avoir été prises pour récolter des preuves et contacter la victime​ il est impératif de respecter :

  •  Son choix de préserver son anonymat et sa vie privé

  • Son choix sur les moyens de communication pour dénoncer son agression

  • Son choix de déposer plainte

Faut-il rappeler qu’en France, en 2019, seulement une femme sur dix dépose plainte pour le crime de viol. Pourquoi ? Car leurs paroles sont encore très souvent remises en doute par des propos alliant culpabilisation et euphémisme.

Ainsi, la phrase ​“avant de titrer sur des faits aussi graves et préjudiciables pour l’image d’un événement” ​n’est pas admissible en ce qu’elle établit un lien entre le fait d’avoir révélé les faits et un coût pour l’image de festival.

Ce qui est préjudiciable à l’image du Hellfest Festival c’est qu’un homme, pourtant entouré de milliers autres festivaliers et potentiellement filmé par ​“un système de vidéo surveillance très performant de jour comme de nuit” ​se permette de droguer une autre festivalière pour la violer dans un camping.

Qui est-il ? Où est-il ? Qu’a-t-il à dire ?

En cas de harcèlements ou d’agressions sexistes ou sexuels efforçons-nous d’abord à rechercher qui sont les auteurs pour que la honte change de camp et diminuer leur sentiment d’impunité.

Organisateurs de lieux festifs, l’association Stop Harcèlement de Rue se tient à votre disposition pour former vos équipes et sensibiliser les festivaliers sur le consentement pour que toutes et tous puissions profiter de la fête.

#IciCestEnerve

06/08/18

Loi Schiappa

A​doption du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles : Une occasion manquée de faire reculer le harcèlement de rues

 

Le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes porté par la Ministre de la justice et la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes a été adopté par le Parlement le 1er août 2018.

Notre association « Stop harcèlement de rue » déplore ​une occasion manquée et se déclare extrêmement déçue de ce projet qui ​ne changera rien dans le quotidien des femmes​, qu’elles soient victimes de harcèlement dans l’espace public ou des autres violences sexistes et sexuelles.

En ce qui concerne le harcèlement de rue, nous avions dénoncé depuis la présentation de ce projet le faux-semblant et l’inopérance de la verbalisation, et appelé à une politique de prévention, d’éducation et de formation visant à rendre l’espace public aux femmes. Nous étions sur ce point aligné.e.s avec l’ensemble des associations et autres experts du sujet, mais la Secrétaire d’Etat, appuyée par sa majorité parlementaire, n’en a tenu quasiment aucun compte, et est même revenue en arrière sur des améliorations amenées par le Sénat, notamment la requalification de l’outrage sexiste en délit, qui aurait au moins permis le dépôt de plainte a posteriori pour ce fait.

 

De manière plus générale, si l’on peut reconnaître certaines avancées, notamment en ce qui concerne les nouvelles formes d’agression telles que le cyberharcèlement, le voyeurisme ou « upskirting’ et les drogues du viol, ce texte est ​loin de permettre de faire changer la peur de camp​ en ce qui concerne les violences sexuelles et sexistes dont les femmes sont victimes.

Si l’on peut reconnaître certaines avancées, notamment en ce qui concerne les nouvelles formes d’agression telles que le cyberharcèlement, le voyeurisme ou « upskirting’ et les drogues du viol, ce texte est ​loin de permettre de faire changer la peur de camp en ce qui concerne les violences sexuelles et sexistes dont les femmes sont victimes. Ce texte est ​loin de permettre de faire changer la peur de camp en ce qui concerne les violences sexuelles et sexistes dont les femmes sont victimes. »

Le communiqué de presse du Secrétariat d’Etat annonçant l’adoption du projet de loi fait état d’un dispositif opérationnel plus large et non évoqué lors du débat législatif (puisqu’il s’agit de mesures dépendant du seul pouvoir exécutif), incluant en particulier une campagne de sensibilisation des témoins. Ce point est effectivement important car les témoins sont des acteurs clé lors d’une situation de harcèlement, et leur intervention peut changer les choses à la fois sur le moment et sur le long terme ; mais nous attendons de voir précisés la nature et les moyens de cette campagne, et espérons qu’elle sera portée plus longuement que celle lancée il y a maintenant 3 ans sur le harcèlement dans les transports (il y a aussi eu la campagne en janvier).

Nous réitérons également notre proposition de ​confier au Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes un observatoire du harcèlement de rue​, permettant de mettre en place des indicateurs objectifs sur ce phénomène, et de juger de l’efficacité des politiques publiques en la matière.

Face à ce constat, notre association se mobilisera plus que jamais pour lutter contre les violences sexistes à travers une sensibilisation dans les établissements scolaires, les festivals et autres espaces publics. Nous continuerons à envisager tous les moyens d’action, de manière concertée avec nos partenaires, afin de nous faire entendre et de faire réellement reculer le harcèlement de rue.

05/02/16

Loi Transports

Stop Harcèlement de rue dénonce le recul du sénat sur la lutte contre le harcèlement dans les transports

 

Le Sénat examinait jeudi 28 janvier la « proposition de loi relative à la sûreté dans les transports publics de voyageurs », et a évacué la question du harcèlement d’un revers de main.

En effet, l’article 14 – à l’initiative de Madame la Députée Marie LE VERN – qui prévoyait différentes mesures de lutte et de prévention contre le harcèlement sexiste dans les transports, a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale (le 17 décembre 2015).

Ces mesures prévoyaient notamment « une formation adaptée pour les services de sécurité » ainsi qu’une « affirmation de la responsabilité des autorités organisatrices de transports » et demandaient un bilan annuel de leurs actions pour lutter contre ce phénomène.

Des initiatives plus que nécessaires pour faire reconnaître la spécificité de ce type de harcèlement, dont sont principalement victimes les femmes, et une amorce de véritable politique de lutte contre celui-ci.

Les sociétés de transporteurs concernées, auditionnées pour cet article, en avaient accepté le « principe », comme l’explique Madame La Députée dans son interview au Magazine Madmoizelle. Et ces dispositions adoptées en Commission à l’Assemblée Nationale se sont construites en cohérence avec le plan de lutte contre le harcèlement sexiste dans les transports de Novembre 2015.

 

Malgré cela, et le retard aberrant que la France a encore dans la lutte contre le harcèlement, le Sénat a purement et simplement retiré cet article, qui n’a même pas été discuté en séance publique.

Le fait que les sénateurs ne soient pas personnellement inquiétés par ce phénomène ne devrait pas les empêcher pas de prendre en considération que 100 % des femmes sont harcelées dans les transports en commun (chiffre du Haut Conseil à l’Egalité en avril 2015).

Ce n’est pas fini !

Ce texte de loi sera de nouveau examiné le 10 février prochain, devant une commission mixte, composée à parité de membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Nous appelons la représentation nationale à soutenir et réintégrer l’article 14 dans la proposition de loi, et soutenons d’ici là et relayons l’appel de Madmoizelle à partager et faire entendre votre inquiétude à ce sujet sur les réseaux sociaux. Nous appelons également chacune et chacun à interpeller les élu-e-s !

#HarcèlementAgissons !

Pour agir, rejoignez les actions des antennes de #StopHarcèlementDeRue proches de chez vous !